
retour Cristofaro Caresana retour oeuvres
Coro d'Angeli: Choeur des Anges: Tre pastori: Trois Bergers: Coro di Angeli: Choeur des Anges: Alle selve, alle valli, alle grotte Courez vers les forêts, les vallons et les grottes, Pluto: Pluton: Aria: Air: Cori di Spiriti: Choeur des Esprits: Coro di Angioli: Choeur des Anges: retour Cristofaro Caresana retour oeuvres
Pastori, olà, che si fa ?
Dal pigro sonno, oh risvegliatevi
su, su, su e non si dorma più !
Sorgete dal riposo, disserrate le luci
più prolisso letargo il Ciel non vuole.
E nato il Sole
a riverir in fasce l'Eternità che nasce
il Ciel v'induce, oggi, oggi la luce.
Bergers, holà, que faites-vous ?
Du sommeil paresseux, allons reveillez-vous,
debout, que l'on ne dorme plus !
Quittez votre repos, ouvrez enfin les yeux,
car le ciel ne veut pas qu'on dorme plus longtemps.
Il est né, le soleil,
pour adorer dans son berceau l'Eternité qui vient de naître,
le ciel vous appelle aujourd'hui, aujoud'hui voici la lumière.
1- Silvio !
2- Ergasto !
3- Mirtillo !
1- Qual insolita gioia ?
2- Qual soave armonia ?
3- Qual celeste splendore ?
a 3- Gl'occhi mi abbaglian
e mi rapisce il core
1- Odi gl'inni beati
de' citaristi alati
che con strisci di luci
in terra giogano
eco di gloria in Ciel rimbombano.
2- Qual celato mistero
meraviglie si belle in terra od'io ?
Eco: ... Dio !
3- E chi sei tu che d'invisibil voce
con interrotti accenti l'altrui gioie precorri ?
Eco: ... Corri !
2- Si correro, ma dove i passi volgero
del pie' vagante, in qual remote parti ?
Eco: ... Parti !
3- Chi a partir costringe da questi rozzi alberghi ?
Forse è voler divino ?
Eco: ... Divino !
1- L'opra dunque del Ciel noto a me sia...
Eco: ... Messia !
3- Quel Re tanto aspettato che sull' empirea sede
con diademi di stelle è coronato ?
1- Silvio !
2- Ergasto !
3- Mirtillo !
1- Quelle est cette joie inconnue ?
2- Quel est ce suave concert ?
3- Quelle est cette splendeur céleste ?
à 3- Mes yeux sont éblouis,
mon coeur est transporté.
1- J'entends les hymnes bienheureux
de ces citharèdes ailés
parmi les rayons de clarté
qui se rassemblent vers la terre.
Un écho glorieux au ciel a retenti.
2- Quel mystère profond,
ai-je bien entendu ces hymnes radieux ?
Echo: ... Dieu !
3- Qui es-tu donc, toi qui, d'une bouche invisible,
par tyes lointains accents à la joie nous invite ?
Echo: ... Vite !
2- Oui, me voici, j'accours, mais où porter mes pas,
où me dirigerai-je, en quel lointain endroit ?
Echo: ... Droit !
3- Qui donc nous veut chasser de nos couches grossières ?
Serait-ce le vouloir divin ?
Echo: ... Divin !
1- Que les oeuvres du ciel se fassent donc connaître !
Echo: ... Naître !
3- Ce Roi tant attendu trônant sur l'empyrée
est-il donc couronné d'un diadème d'étoiles ?
E nato il Verbo già, Pastori che si fa ?
Prendete la via, che tardasi più ?
Che in braccio a Maria, n'aspetta Giesù.
Deh risvegliatevi, pastori olà, che si fa ?
Su, su, su, che non si dorma più !
3- Compagni a tanto giubilo
noi qui staremo attoniti ?
1- No, no, con pive e flauti,
sampogne e cetre sciogliano
la lingua al canto, ai balli il pie'.
a 3- Or ch'è nato il nostro Rè
ed accordiamo ad armonia si bella
con suono pastoral, la tarantella !
Enfin le Verbe est né, bergers, que faîtes-vous ?
Pourquoi tarder encore, il faut prendre la route,
car aux bras de Marie, Jésus vous attend tous.
Allons, réveillez-vous, bergers, que faîtes-vous ?
Debout, que l'on ne dorme plus !
3- Amis, pour célébrer une si grande joie,
resterons-nous sans voix ?
1- Non, non, avec nos flûtes, nos musettes,
que la vielle et la lyre animent aussitôt
la langue aux chants, et nos pieds à la danse.
à 3- Puisqu'en ce jour nous est né notre Roi,
mêlons en une suave harmonie
à nos accents la Tarentelle !
adorate si bella notte,
alle paglie alla capanna,
che ogni fiume già scorre manna.
Alle rupi, alle tane, alle selve
e mansuete son fatte le belve
ogni piazza nel mondo è fiorita
mentre torna nel mondo la vita.
alle selve, alle valli, alle grotte
vagheggiate, riverite, adorate si bella notte !
Tarantola d'abisso, empio serpente
or ch'è nato l'Agnello innocente
la tua forza si abbatterà.
Piangi, trema, singhiozza, sospira
nel tuo regno d'oscurità.
Viva, viva l'Eternità !
Tarantola ch'in Cielo il nido avesti
ma per troppo volar cadesti
da quel trono di mestà,
or che il Verbo dal Cielo è disceso
il tuo dente non ferirà.
La superbia cosi va !
Tarantola ribelle, fulminata
or che in terra la luce è nata
nova fiamma tu struggerà !
Si raddoppino a te le catene
or che ha l'huomo la libertà:
Chi pugna col Cielo mai vincerà !Or che al bosco fiorisce ogni pianta
or che al prato fiorisce ogni stelo
or che in Cielo risplende ogni stella
replicate la tarantella !
Alle selve, alle sponde, aller grotto,
scotono i zefiri gli arboscelli
fa l'erbette fiorire nel prato
l'Alto Monarca che in terra è nato.
Ai campi, alla riviera,
ride nel verno la primavera.
Alle selve, alle valli, alle grotte,
vagheggiate, riveriter, adorate si bella notte !
célébrez cette nuit si belle,
vers les huttes courez, courez vers les chamières,
car de chaque fumée s'exhale un mor d'amour.
Vers les roches courez, vers les bois, les tanières,
car les fauves aussi ont appris la douceur.
L'univers en tous lieux de fleurs s'est couronné
car la vie est rendue au monde.
Courez vers les forêts, les vallons et les grottes,
adorez, célébrez cette si belle nuit !
Tarentule d'enfer, serpent impitoyable,
en ce jour qui voit naître un innocent Agneau,
ta puissance s'effrondrera.
Gémis, tremble, pleure et soupire
dans ton royaume de ténèbres.
Vive, vive l'Eternité !
Tarentule, qui fis ton nid dedans le Ciel,
mais qui, par trop vouloir t'élever, fus déchue
de ce trône de majesté,
aujourd'hui que le Verbe est descendu du Ciel,
ta morsure n'atteindra plus.
Voilà bien le prix de l'orgueil !
Tarentule insoumise et pourtant foudroyée,
puisqu'au monde en ce jour a jalli la lumière
cette flamme nouvelle enfin te brûlera !
C'est toi qu'on jettera en de plus lourdes chaînes
puisqu'à l'homme aujourd'hui sourit la liberté:
qui veut défier le Ciel ne peut être vainqueur !
Puisqu'en ce jour fleurit au bois toute ramure,
puisqu'au pré toute fleur en ce jour refleurit,
et puisqu'au Ciel encor resplendit toute étoile,
répétez tous la tarentelle !
Courez vers les forêts, les vallons et les grottes,
célébrez cette nuit si belle,
vers le lit des torrents, les rives, les rivières,
où le tendre zéphir caresse l'arbrisseau;
vers les prés où fleurit l'herbette
par la grâce du Roi Puissant qui nous est né.
Dans les champs et ptès des ruisseaux
par les froids de l'hiver sourit la primevère.
Courez vers les forêts, les vallons et les grottes,
adorez, célébrez cette nuit si belle !
Qual notte si adora.
Con risi nel mondo ?
Che orco profondo
con pianti adolori ?
Qual notte si adora.
Qual violenza ignota
il mio valore opprime ?
Ah non son io dell' empireo tr=eatro
primogenita luce, inclita stella
dell' angeliche squadre è la più bella ?
Cadde per non soffire
nell'etereo chiostro
nel rivedermi a latp
di fangosa materia un huom formato.
Sfavillai sul vasto empiro
di bellezze troppo altero
ma caduto or qui sospiro
cieco Re d'infausto impero
fulminato gigante, angelo nero.
Pur se caddi, al cader mio
invitto in Cielo resto
che Lucifero lascio
spopolato il regno a Dio.
Memorie disperate
non più mi flagellate
se novelli portenti,
mi raddoppian tormenti.
Quelle est cette nuit qu'on célèbre
en riant par tout l'univers,
et qui plonge l'Orcus profond
dans les tourments et dans les plaintes ?
Quelle est cette nuit qu'on célèbre,
et quelle vigueur inconnue
vient ici tenir ma valeur ?
Ne suis-je pourtant pas, au sein de l'empyrée,
la flamme originelle et l'astre le plus beau
parmi les cohortes des anges ?
Et si je suis tombé c'est pour ne point souffrir
au sein des célestes remparts
de voir à mes côtés
un homme fait de boue et pétri dans la fange.
Moi qui resplendissais sur un immense empire
de splendeurs trop altières,
c'est icic que déchu désormais je soupire,
aveugle souverain d'un royaume maudit,
géant foudroyé, ange noir.
Lorsqu'en l'abîme, alors, je fus précipité,
Lucifer à Dieu dut laisser
le royaume des cieux désormais sans partage.
Funestes souvenirs
ne me torturez plus,
des prodiges nouveaux
redoublent mes tourments.
Ridenti le stelle
minacciano eclissi
Già trema Babelle
son vinti gli abissi.
Oh mia sventura, oh mia vergogna estrema
lacerato il diadema
dal crin mi cade e dalla man le scettro
e voi solo cimeli
delle perdite mie ridete o Cieli !
Les astres en riant
menacent les ténèbres,
déjà Babel frémit
et l'âbime est vaincu.
Ô désespoir, ô comble d'infamie,
brisé, mon diadème
a glissé de mon front, le sceptre de ma main,
et pour toute relique,
vous vous riez, ô Cieux, de ce que j'ai perdu !
Gran Monarca d'Acheronte
qual timor t'accresce il pianto ?
Chi t'invola il manto
e il diadema alla tua fronte ?
Coro a 3:
1 - Qual empio destino
il soglio t'abbatte ?
2 - Lucifero: La destra di latte
d'un Dio ch'è Bambino
3 - Una forza fatale
Lucifero ha domo ?
1 - Dov'è l'ardir ?
2 - Lucifero: Son vinto !
3 - La superbia ?
2 - Lucifero: E caduta
1 - Non sei Re ?
2 - Lucifero: Sanza scettro !
3 - Sei guerrier ?
2 - Lucifero: Ma senz' armi !
1, 3 - Sorgi all' offesa !
2 - Lucifero: Ho catenato il piè !
Puissant Monarque d'Achéron,
quel effroi redouble tes pleurs ?
Qui ose dérober le manteau impérial,
qui ose de ton front arracher la couronne ?
Choeur à 3:
1 - Quel funeste destin
a renversé ton trône ?
2 - Lucifer: La main si fragile
d'un Dieu Nouveau-Né.
3 - Une puissance inéxorable
a donc su dompter Lucifer ?
1 - De ton courage qu'as-tu fait ?
2 - Lucifer: Je succombe !
3 - Où est ton orgueil ?
2 - Lucifer: Il a péri.
1 - N'es-tu pas Roi ?
2 - Lucifer: Sans sceptre !
3 - N'es-tu pas guerrier ?
2 - Lucifer: Mais sans armes !
1, 3 - Sus au combat !
2 - Lucifer: Mon pied est enchaîné !
Ohé flagellate Furie il vostro re !
E a tanta gioia intanto
Tocca agli Angioli il riso.
Meraviglie si belle il mondo ammira
ride il Ciel, Pluto s'adira.
3 - Tra lucidi orrori
di notte serena
gioite o pastori...
2 - ... che Pluto è in catena !
3 - Voi trombe strillate con giubilo
eterne vittorie cantate !
Coro a 4:
Per monti e per selve
pastori su, su
per valli e per grotte
adorate si bella notte !
Ohé, Furies d'enfer, flagellez votre roi !
Et transportés d'une si grande joie,
c'est aux anges, vraiment, qu'il appartient de rire !
Le monde est étonné de semblables merveilles,
le Ciel se met en joie, et Pluton en courroux.
3 - Dans les claires ténèbres
de cette nuit sereine,
bergers, exultez tous...
2 - ... Pluton est dans les chaînes !
3 - En ce concert joyeux retentissez, trompettes,
chantez la victoire éternelle !
Choeur à 4:
Par les montagnes, les forêts,
bergers, allons, vite, courez,
par les vallons et par les grottes,
célébrez cette nuit si belle !