
retour Cristofaro Caresana retour oeuvres
Pastori [a 2]: Bergers [à 2]: Pastori [a 3]: Bergers [à 3]: Aria: Air: Coro [a 5]: Choeur [à 5]: Aria: Air: Un Pastore: Un Berger: Angelo: Un Ange: Pastori: Bergers: retour Cristofaro Caresana retour oeuvres
Hor che lucide e serene
splendon l'ombre al par del giorno
son di notte rese amene
le campagne d'ogni intorno
coi prati che ridono
con l'aure che scherzano
con l'herbe che spuntano
odorando, sussurrando a bocche de' fiori
con lingue d'odori
Par che dicano tutte liete:
pastori voi dormite e non sorgete ?
Puisqu'en ces lieux, sereine, étincelante,
l'ombre resplendit à l'égal du jour,
voici que la nuit nous rend plus charmantes
les campagnes des alentours.
Le pré qui sourit,
la brise qui rit,
l'herbe qui fleurit,
murmurant doucement par la bouches des fleurs
en un babil charmant de suaves odeurs,
Semblent dire, toute pleine de joie:
'Quoi, bergers, vous dormez et ne vous levez pas ?'
Torniamo agli armenti
compagni su, su
il sonno lasciamo
sorgiamo e cantiamo
non dormisi più !
Retournons à nos troupeaux,
compagnons, c'est le réveil,
que l'on quitte le sommeil,
levons-nous vite et chantons,
qu'on ne dorme plus, allons !
Vedi come al prato in seno,
tutto ameno
stanno insieme nell'ovile
l'agno el il lupo al ciel sereno
e con gare già festose
ride il verno in braccio [a] Aprile
genitor di nuove rose
odi, odi i zeffiretti,
placidetti
van con l'aure gareggiando
e coi semplici augelletti
qui tra musiche e carole
armonie intrecciando
all'uscir del nuovo sole.
Voyez comme au sein des prairies
si jolies
reposent la bergerie
et l'agneau et le loup, sous un ciel qui sourit,
et comme en des transports que la joie renouvelle
l'hiver sourit dans l'étreinte d'Avril,
qui donne la vie à la rose nouvelle.
Ecoutez, charmants zéphyrs,
tendres soupirs,
se mêlent à l'envi aux brises vagabondes,
aux oisillons jolis,
à ces concerts et à ces rondes
mêlant leurs harmonies
quand le soleil nouveau vient éclairer le monde.
Risvegliamo le zampogne
su pastori d'ogni intorno:
hor che la notte ha partorito il giorno.
Allons, réveillons nos musettes,
bergers, chantons tout à l'entour,
puisque la nuit a enfanté le jour.
A la gioia inesplicabile,
che danzar fa il core inpetto,
sia del suon seguace il pie'
se coi fondi il ùare instabile
di ballar mostra diletto
e tra moti osserva fe'
Ai diletti che vi godomo
per il ben ch'oggi si vede
brilla l'alma e ride il cor
da le sfere altro non piovono
che dolcezze pien di fede
ch'ogni huom, beato è ognhor.
De la joie inexprimable
qui nous fait danser le coeur,
notre pied soit serviteur,
si la mer aux fonds instables
se plaît à suivre la danse
en observant la cadence.
Aux plaisirs qu'on goûte ici
par la joie de ces instants,
l'âme exulte et le coeur rit;
des sphères il ne descend
que douceur lêlée de foi
car chacun est dans la joie.
Si vedon de' torrenti
far ricchi i prati
ahi, liquefatti argenti !
Un Pastore:
Dicembre che languisce
morendo altro che fior partorisce:
un nuovo April spunto.
Un Pastore:
Eh, torniamo a dormire
lasciamo i balli e le fatiche insieme
frutti questi di gioie, atti festosi,
presagiscon riposi, c'invitano a gioire.
Eh, torniamo a dormir !
Pastori [a 2]:
Sampogne su, su
s'il pie' si fermo
al canto cedete.
Noi torniamo a dormire
e voi tacete !
Ici l'on peut voir des torrents
qui aux prés s'en vont déposant
leurs trésors de fluide argent !
Un Berger:
Décembre plein de langueur
en mourant égrène des fleurs,
c'est un nouvel Avril qui réjouit nos coeurs.
Un Berger:
Allons, retournons au sommeil,
fi des danses qui nous entêtent !
toutes ces joies, toutes ces fêtes
invitent au repos, délice sans pareil.
Allons, retournons au sommeil !
Bergers [à 2]:
Allons, musettes, en avant !
De danser si le pied se lasse
il faut au chant céder la place.
Nous allons retrouver un sommeil salutaire,
et vous, il faut vous taire !
Su, su pastori, più non dormite
si liete voci udite !
Aria:
Al mondo è nato
il gran Verbo incarnato
e a noi s'invia:
questo è il Messia !
Non più timore
ch' a Bethlem vicino
trovarete il Bambino.
In un tugurio
Ogn' un vada sicuro
E altro Fattore
consacri il core.
Non, non, bergers, car c'est trop sommeiller
quand de si fiers accents vous viennent réveiller !
Air:
Voici qu'au monde nous est
le trés puissant Verbe incarné,
et la nouvelle a retenti:
celui-là est bien le Messie !
Chassez la crainte et le souci:
à Bethléem, tout près d'ici,
l'Enfant divin, le Nouveau-Né
dans une étable trouverez.
Que chacun s'y rende sans peur,
et dans son coeur
qu'il rende hommage au Créateur.
Non dormisi più
sorgiamo e cantiamo
al nato Messia
si corra su, su !
A le voci del Ciel
sordi non siamo
andiam, andiamo !
Coro [a 5]:
Al nuvo giubilo
al grato annuntio
tutti festeggiamo.
Mentre la terra e il Ciel
insiem gareggiano
con angelici chori
festeggiam ancor noi,
lieti pastori !
Il n'est plus temps de sommeiller,
levons-nous bien vite et chantons !
Vers le Messie, le Nouveau-Né,
bergers, sans attendre courrons !
Aux voix du Ciel qui nous réveille
ne faisons point la sourde oreille,
allons, tout de suite partons !
Choeur [à 5]:
A cette joie si belle,
à l'heureuse nouvelle,
répondons par des chants de liesse.
Pendant que la terre et les cieux
répètent à l'envi ces accents d'allégresse
qui se mêlent aux choeurs des anges bienheureux,
que notre joie éclate en des concerts joyeux,
ô bergers trop heureux !