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traduction du livret:
Du, dessen Augen flossen, sobald sie Zion sahn, Toi dont les yeux ruisselèrent lorsqu'ils virent Sein Odem ist schwach: seine Tage sind Son souffle est faible: ses jours sont comptés. Gethsemane ! Gethsemane ! Gethsémanée ! Gethsémanée ! Du Held ! auf den die Köcher des Todes geleeret, Toi le héros sur qui les carquois Wen hab ich sonst als dich allein, Et qui d'autre que toi Recit. Réciatif: Aria: Air: Recit. Récitatif: Aria: Air: Tutti: Tutti: Choral: Choral: Recit: Récitatif: Aria: Air: Tutti: Tutti: Choral: Choral: Recit.: Récitatif: Duetto: Duo: Recit.: Récitatif: Aria: Air: Tutti: Tutti: Choral: Choral: Recit.: Récitatif: Accompagnement: Accompanement: Choral: Choral: Chor.: Choeur:
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zur Freveltat entschlossen, sich seinem Falle nahn,
wo ist das Tal, die höhle, die, Jesu, dich verbirgt ?
Verfolger seiner Seele ! Habt ihr ihn schon erwürgt ?
Sion proche de sa chute et résolue au crime,
où est la vallée, la grotte qui te dissimule, ô Jésus ?
Persécuteurs de mon âme, l'avez-vous déjà étranglé ?
abgekürzet, seine Seele voll Jammers,
sein Leben ist nahe bei der Hölle.
Son âme est pleine de douleur.
Sa vie est proche de la géhenne.
Wen hören deine Mauern so bange, so verlassen trauern ?
Wer ist der peinlich langsam Sterbende ?
Ist das mein Jesus ? Bester aller Menschenkinder !
Du zagst, di zitterst, gleich dem Sünder, dem man ein Todesurteil fällt !
Ach, seht !
Er Sinkt, belastet von den Missetaten einer ganzen Welt.
Sein Herz, in Arbeit, fliegt aus seiner Höhle;
sein Schweiss rollt purpurrot die Schläf' herab;
er ruft;
Betrübt ist meine Seele bis in den Tod.
Qui fait retentir tes murs
de cette lamentation angoissée et solitaire ?
Suel est celui qui agonise lentement dans la douleur ?
Est-ce mon Jésus ? Toi, le meilleur de tous les humains,
tu défailles, tu trembles comme le pécheur
qui s'entend condamner à mort ?
Mais voyez ! Il s'effondre,
chargé de tous les crimes du monde.
Son coeur affolé jaillit de sa cavité,
une sueur couleur de sang inode ses tempes:
Il crie: mon âme est triste !
jusqu'à la mort !
du hörest den, der, schwächer, am Grabe Trost begehet,
du willst und kannst, du kannst und willst sein/mein Schutzgott sein.
Wenn ich am Rande dieses Lebens Abgründe sehe,
wo vergebens mein Geist zurücke strebt,
wenn ich am den Richter kommen höre mit Waag' und Donner
und die Sphäre von seinem Fusstritt bebt:
wer wird allda mein Schulzgott sein ?
de la mort se sont vidés,
tu entends celui qui, plus faible,
désire être réconforté au bord de la tombe,
tu veux et peux être son Dieu protecteur.
Lorsque je vois les abîmes qui cernent
cette existence, mon esprit
s'efforce en vain de reculer;
lorsque la balance et le tonnerre
m'annonceront la venue du juge,
et que la terre tremblera sous son pas,
qui sera alors mon Dieu protecteur ?
der mir in meiner letzten Pein
mit Trost und Rat weiss beizuspringen ?
Wer nimmt sich meiner Seele an,
wenn nun mein Leben nichts mehr kann
und ich muss mit dem Tode ringen ?
Wenn allem Sinnen Kraft gebricht,
tust du es, Gott, mein Heiland, nicht ?
saura me secourir, m'apporter réconfort et conseil
dans ma dernière souffrance ?
Qui recevra mon âme
lorsque ma vie s'éteindra
et que je lutterai avec la mort,
alors que toute force m'aura abandonné ?
N'est-ce pas toi, Dieu mon Sauveur ?
Ach mein Immanuel ! Da liegt er, tief gebükt
im Staube, ringt dem Tod' entgegen, blickt
gen Himmel, jammert laut:
Lass, Vater, diese Stunde, lass sie vorüber gehn !
Nimm weg den bittern Kelch von meinem Munde !
Du nimmst ihn nicht ?
Wohlan, dein Wille soll geschehn.
Erheitert steht er auf von der erstaunten Erde,
gesträckt durch eines Engels Hand.
Und seht !
die Jünger hat ein Schlummer übermannt;
hier liegen sie gestützt mir trauriger Geberde.
Betrachtend steht der Menschenfreund und spricht
mit über sie gehängtem holdem Angesicht:
der Gesit ist willig nur der Leib ist schwach;
und bückt sich,
Petrus Hand sanft anzurühren nieder:
Auch du bist nicht mehr wach ?
O wacht und betet, meine Brüder !
Ah mon Emmanuel ! Il est ici, profondément courbé
dans la poussière, il lutte contre la mort,
il regarde la ciel et gémit fortement:
Père, fais que cette heure passe !
Eloigne ce calice amer de ma bouche !
Tu ne t'éloignes pas ?
Alors, que ta volonté soit faite.
Rasséréné, il se relève de la terre étonnée,
la main d'un ange lui a rendu sa force.
Et voyez !
Les disciples sont vaincus par le sommeil;
ils reposent ici tristement.
L'ami des hommes les contemple et dit,
son doux visage penché sur eux:
l'esprit est fort mais la chair est faible;
et il se baisse
pour toucher doucement la main de Pierre:
toi aussi tu t'es endormi ?
O veillez et priez, mes frères !
Ein Gebeth um neue Stärke
zur Vollendung edler Werke
theilt die Wolken, dringt zum Herrn,
und der Herr erhört es gern.
Klimm ich zu der Tugend Tempel
matt den steilen Pfad hinauf:
O so sporn ich meinen Lauf,
nach der Wanderer Exempel,
durch die Hoffnung jener schönen
über mir erhabnen Scenen,
und erleichtre meinen Gang
mit Gebet und mit Gesang.
Les peuples prient afin que des forces neuves
leur permettent d'accomplir de nobles oeuvres,
leur prière s'élève vers le Seigneur
et le Seigneur l'entend volontiers.
Epuisé, je gravis le sentier abrupt
qui monte au Temple de la Vertu:
ô, tel le promeneur,
je hâte le pas,
rempli d'espoir
par ces visions de beauté et de noblesse,
et la prière et le chant
rendent ma course plus légère.
Nun klingen Waffen,
Lanzen blincken bey dem Schein
der Fackeln, Mörder dringen ein:
Ich sehe Mörder: Ach ! es ist um ihn geschehen !
Er aber unerschrocken nahet sich
den Feinden selbst; grossmüthig spricht er:
Sucht ihr mich ? Sucht ihr mich,
so lasset meine Freunde gehen.
Die schüchternen Gefährten fliehn aus dieses Wort.
Ihn bindet man, Ihn fürht man fort.
Sein Petrus flogt, der einzige von allen,
er flogt, zur Hülfe schwach, von fern;
Mitleidig folgt er seinem Herrn zum Cajaphas.
Was hör ich hier für Worte schallen !
Ach ist es Petrus, der itzt spricht:
ich kenne diesen Menschen nicht,
diesen Menschen kenn' ich nicht, ich kenn' ihn nicht.
Wie tief bist du von deinem Edelmuth gefallen !
Doch siehe ! Jesus wendet sich,
und blickt ihn an: er fühlt den Blick,
er geht zurück,
er weinet bitterlich.
A présent, les armes cliquètent,
les lances étincellent à la lueur des torches,
les meurtriers font irruption:
je vois les assassins: ah ! il est perdu !
Lui s'approche cependant sans effoi
de ses ennemis; il dit généreusement:
est-ce moi que vous chezhcez ?
Alors, laissez aller mes amis.
A ces mots, ses timides compagnons s'enfuient.
Il est lié et emmené.
Seul contre tous, Pierre le suit,
il le suit de loin, trop faible pour lui porter secours.
Avec compassion, il suit son Seigneur devant Caïphe.
Quelles paroles entends-je résonner ici !
Hélas, c'est Pierre qui dot maintenant:
je ne connais pas cet homme,
je ne connais pas cet homme.
Comme tu estombé bas !
Mais voyez ! Jésus se tourne vers lui
et le regarde: il sent ce regard,
il se retire
et pleure amèrement.
Ihr weichgeschaffnen Seelen,
ihr könnt nicht lange fehlen;
bald höret euer Ohr
das strafende Gewissen,
bald weint aus euch der Schmerz.
Ihr thränenlosen Sünde bebet !
Einst mitten unter Rosen hebet
die Reu den Schlagenkamm empor,
und fällt mit unheilbaren Bissen
dem Frevler an das Herz.
Âmes faibles,
vous ne pouvez longtemps pécher;
car bientôt votre oreille
entend la conscience vengeresse,
bientôt la douleur vous arrache des larmes.
Tremblez pécheurs impitoyables !
Un jour parmi les roses,
le remords engage le combat
et assaille le criminel
d'inguérissables morsures au coeur.
Unsre Seele ist gebeuget zu der Erden.
O wehe ! dass wir so gesündiget haben.
Notre âme s'incline jusqu'à terre.
Hélas ! Nous avons tant péché.
Ich will von meiner Missethat
zum Herren mich bekehren,
du wollest selbst mir Hülf' und Rath
hierzu, o Gott ! Bescheren,
und deines guten Geistes Kraft,
der neue Herzen in uns schafft,
aus Gnaden mir gewähren.
Je veux laisser mes péchés
et me tourner vers le Seigneur,
O Dieu, accorde-moi
aide et conseil,
et que ta grâce me donne
la force de ton esprit
qui crée en nous un coeur neuf.
Jerusalem voll Mordlust
ruft mit wildem Thon:
sein Blut komm über uns,
und unser Söhn' und Töchter !
Du siegst Jerusalem,
und Jesus blutet schon;
in Purpur ist er schon
des Volkes Hohngelächter:
damit er ohne Trost in seiner Marter sey,
damit die Schmach sein Herz ihm breche.
Voll Liebe steht er da,
von Gram und Unmuth frey,
und trägt sein Dornen Diadem.
Und eine freche, verworfne Mörderhand
fasst einen Stab und schlägt sein Haupt:
ein Strom quillt Stirn und Wang' herab.
Seht welch ein Mensch, seht welch ein Mensch !
Der Mitleids Stimme, von Richtstuhl des Tyranen, spricht:
Sht welch ein Mensch !
Und Juda hörst sie nicht,
und legt dem blutenden
mit unerhörten Grimme den Balken auf,
woran er langsam, sterben soll.
Er trägt ihn willig und sinkt ohnmachtsvoll.
Nun kann kein edles Herz
die Wehmuth mehr verschliessen,
die lang verhalten Thränen fliessen.
Er aber sieht sich tröstend um und spricht:
Ihn Töchter Zions, weinet nicht, weinet nicht.
Ivre de joie meurtrière,
Jérusalem crie d'une voix sauvage:
que son sang soit sur nous
et sur nos enfants !
Jérusalem triomphe
et Jésus saigne déjà;
dans son manteau de pourpre,
il est la risée du peuple:
afin qu'il n'ait nul réconfort dans son martyre,
afin que la honte lui brise le coeur.
Il est là, plein d'amour,
sans affliction ni découragement
et porte son diadème d'épines.
Une main audacieuse et vile saisit un bâton
et le frappe à la tête: un flot de sang
se répand sur son front, sur ses joues.
Voyre quel homme, voyez quel homme !
La voix compatissante du tyran s'élève:
voyez quel homme !
Et Judas ne l'entends pas,
avec une fureur sans pareille,
il le charge du bois
sur lequel l'ensanglanté doit mourir lentement.
Il le porte volontiers et tombe sans connaissance.
Alors, les coeurs nobles cèdent à la tristesse
et laissent couer
leurs larmes longtemps contenues.
µMais lui se retourne et les console en disant:
ne pleurez pas, filles de Sion, ne pleurez pas.
So stehet ein Burg Gottes,
den Fuss in Ungewittern,
das Haupt in Sonnenstrahlen,
so steht der Held aus Canaan.
Der Tod mag auf den Blitzen eilen
er mag aus hohlen Fluthen heulen,
er mag der Erde Rand zersplittern,
der Weise sieht ihn heiter an.
Ainsi se tient une montagne de Dieu,
le pied dans les tempêtes,
la tête dans les rayons du soleil,
ainsi se tient le héros de Canaan.µµLa mort peut frapper comme l'éclair,
elle peut hurler du fond des flots creux,
elle peut faire coler la frage de la terre en éclats,
le sage la regarde avec sérénité.
Christus hat uns ein Vorbild gelassen,
aus dass wir sollen nachfolgen seinen Fusstapfen.
Christ nous a laissé son exemple
afin que nous marchions sur ses pas.
Ich werde Dir zu Ehren alles wagen,
kein Kreutz nicht achten,
keine Schmach noch Plagen,
nichts von Verfolgung,
nichts von Todes Schmerzen
nehmen zu Herzen.
J'oserai tout pour te glorifier,
je ne craindrai ni la croix,
ni l'infamie,
ni les tourments,
je ne redouterais ni les persécutions,
ni les angoisses de la mort.
Da steht der traurige, verhängnisvolle Pfahl:
Unschuldiger, Gerechter ! hauche doch einmal
die matt gequälte Seele von dir ! Wehe ! wehe !
Nicht Ketten, Bande nicht, ich sehe
gespitzte Keile ! Jesus reichts die Hände dar,
die theuren Hände, deren Arbeit Wohlthun war.
Auf jedeù wiederhohltem Schlag, durchschneidet
die Spitze Nerv und Ader und Gebein.
Er leidet es mit Geduld, bleibt heiter,
und hängt dan zur Schmach erhöh't,
voll Blut, in Todesschmerzen,
am Golgotha.
Ihr Männer Israels,
o ruft in eure Herzen
Erbarmung ! Lasst die Rach im Tode rihn !
Umsonst: die Väter höhnen ihn;
ihr Hohn ist bitter,
grausamfröhlich ihre Minen.
Und Jesus rift:
Mein Vater, ach ! vergieb es ihnen:
sie thun unwissend, was sie thun.
Ici se dresse la croix sinistre et funste:
innocent, juste ! Exhale enfin ton âme
épuisée et martyrisée ! Hélas ! Hélas !
Je ne vois ni chaînes, ni liens,
mais des coins effilés ! Jésus présente ses mains,
ses chères mains dont toute oeuvre était bienfait.
Sous chaque coup, la pointe transperce
les nerfs, les veines et les os.
Il l'endure avec patience, reste serein,
et là, sur le Golgotha, exposé à l'infamie,
il est pendu couvert de sang,
dans les douleurs de la mort.
O enfants d'Israël,
que vos coeurs se montrent miséricordieux !
Laissez la vengeance reposer dans la mort !
En vain: les pères se moquent de lui;
leurs railleries sont amères
et leurs mines pleines d'une joie cruelle.
Et Jésus appelle:
Père, pardonne-leur:
ils ne savent pas ce qu'ils font.
Feinde, die ihr mich betrübt,
seht,wie sehr mein Herz euch liebt:
euch verzeihn ist meine Rache.
Die ihr mich im Unglück schmäht,
hört mein ernstliches Gebeth:
dass euch Gott beglückter mache.
Solche Tugend lernt ein Christ.
Gott! Gott! Jehova, Heiligster,
du verzeihst dem Uebertreter
alle Schuld.
Goot ! Gott ! Jehova, Gütigster,
du erzeigst dem Missethäter
tausend Huld.
Selig wer die ähnlich ist !
O mes ennemis qui m'affligez,
voyez combien mon coeur vous aime:
ma vengeance est de vous pardonner.
Vous qui m'injuriez dans le malheur,
écoutez ma prière:
que Dieu vous comble de bonheur.
Le chrétien apprend cette vertu.
Dieu ! Dieu ! qui es si bon,
tu pardonnes toutes ses fautes
au pécheur.
Dieu ! Dieu ! Yahweh, le plus débonnaire,
tu témoignes mille fois ta grâce
au malfaiteur.
Binheureux celui qui te ressemble.
Wer ist der heilige; zum Muster uns verliehn,
und unter diesen Missethäten aufgehenket ?
An seiner Tugend kennt ihr ihn.
Schmach, Folter,
Todesangst vergisst er,
und bedenket, Maria, dein verlassnes Alter,
und ertheilt dem Freunde seines Busens
diesen letzten Willen:
O Jüngling ! das ist deine Mutter !
Dieser eilt, ein Schüler Jesu,
sein Vermächtniss zu erfüllen:
und Jesus sieht es an;
und wird noch mehr entzückt
und fühlet keine Wunden,
weil er itzt eine Strahl von Trost den trüben Stunden
noch eines reuefüllten Sünder schenken kann:
Er kehrt sein Antliz hin zu dem an seiner Seite
gekreutzigten Verbrecher, ihm zu prophezeyhn:
Ich sage dir, du wirst noch heure
mit mir im Paradiese seyn !
Qui est le saint qui nous a donné pour modèle
et qui fut pendu entre ces malfaiteurs ?
Vous le reconnaitrez à sa vertu.
Il oublie l'infamie, le supplice,
l'angoisse de la mort,
il pense à ta vieillesse solitaire, Marie,
et condie cette dernière volonté
à l'ami de son coeur:
ô enfant ! voici ta mère !
Le disciple de Jésus
se hâte de réaliser son voeu
et Jésus contemple la scène;
sa joie augmente,
il ne sent plus ses plaies
car il peut encore apporter un peu de réconfort
à un pécheur repentant, dans les heures sombres.
Il tourne sa face vers le malfaiteur
crucifié à son côté et lui prédit:
je te le dis, aujourd'hui encore,
tu seras avec moi au paradis.
Singt dem göttlichen Propheten,
der den Trost vom Himmel bringet:
dass der Geist sich aufwärts schwinget;
Erdensöhne singt ihm Dank.
Die du von dem Staube fliehest,
und die rollende Gestirne
unter deinen Füssen siehest,
unu geniesse deiner Tugend !
Steig' auf der Geschöpfer Leiter
bis zum Seraph ! Steige weiter,
Seele, Gott sey dein Gesang.
Chantez au prophète divin
qui apporte le réconfort du ciel:
que l'esprit s'élève;
fils de la terre, chantez-lui votre reconnaissance.
Toi qui as fui la poussière,
toi qui vois les astres rouler
sous tes pieds,
jouis à présent de ta vertu !
Sur l'échelle des êtres, monte
jusqu'aux séraphins ! Monte encore,
mon âme, que Dieu soit ton chant.
Freuet euch alle ihr Frommen, denn des Herren
Wort ist wahrhaftig. Und was er zusaget,
das hält er gewiss.
Vous tous qui croyez, réjouissez-vous
car la parole de Dieu est vraie,
et ce qu'il promet se réalise.
Wie herrlich ist die neue Welt,
die Gott den Frommen vorbehält,
kein Mensch kann sie erwerben.
O Jesu, Herr der Herrlichkeit,
du hast die Stätt' auch mir bereit't,
hilf sie mir auch ererben.
Einen kleinen
Blick in jene
Freuden-Scene
giebt mir Schwachen,
mir den Abschied leicht zu machen.
Qu'elle est belle, la nouvelle terre
que Dieu destine aux croyants,
aucun homme ne peut l'acquérir.
O Jésus, Seigneur de gloire,
ce lieu m'est également destiné,
aide-moi à le recevoir en héritage.
A moi, faible créature,
accorde-moi d'entrevoir
cette scène de félicité
afin que je parte
d'un coeur plus léger.
Auf einmal fällt der aufgehaltne Schmerz,
des Helden Seele wütend an: Sein Herz
hebt die gespannte Brust.
In jeder Ader wühlet ein Dolch.
Sein ganzer Körper fliegt am Kreutz empor.
Er fühlet des Todes siebenfache Gräuel.
Auf ihm liegt die Hölle ganz.
Er kann ihn nicht mehr fassen,
den Schmerz, der ihn allmächtig drückt;
Er ruft: Mein Gott ! mein Gott !
wie hast du mich verlassen.
Und seht, die finstre Stunde rückt vorbey.
Nun seufzet er: Mich dürstet, mich dürstet !
Ihn erfrischet sein Wolk mit Wein,
den es mit Galle mischet.
Nun steigt sein Leiden höher nicht;
Nun triumphirt er laut, und spricht:
Es ist vollbracht: Es ist vollbracht !
Empfang, o Vater, empfang, o Vater, meine Seele !
Und neigt sein Haupt auf seine Brust und stirbt.
Soudain, la douleur contenue
assaile l'âme du héros avec furie:
son coeur soulève sa poitrine. Dans chaque artère
fouille un poignard. Son corps tout entier
se redresse sur la croix. Il ressent
les sept supplices de la mort. L'enfer s'abat
tout entier sur lui. Il ne peut plus endurer
la douleur qui l'envahit puissamment;
Il crie: mon Dieu ! mon Dieu !
Pourquoi m'as-tu abandonné.
Et voyez, l'heure sombre passe.
A présent, il soupire: j'ai soif, j'ai soif !
Une homme de son peuple
le rafraîchit de vin qu'il mêle de fiel.
A présent, sa douleur n'augmente plus;
à présent, il triomphe à voix forte et dit:
tout est accompli ! Tout est accompli !
O Père, accueille mon âme !
Sa tête s'incline sur sa poitrine et il expire.
Es steigen Seraphim von allen Sternen nieder,
und klagen laut: Es isr nicht mehr !
Der Erde Tiefen schallen wieder:
Es ist nicht mehr !
Erzittre Golgotha ! Er starb auf deinen Höhen !
O Sonne fleuch, und leuchte diesem Tage nicht !
Zerisse Land, worauf die Mörder stehen !
Ihr Gräber thut euch auf !
Ihr Väter steigt ans Licht !
Das Erdreich das euch deckt,
ist ganz mit blut befleckt.
Er ist nicht mehr !
So sage ein Tag dem andern Tage:
Er ist nicht mehr !
Der Ewigkeinten Nachhall klage:
Er ist nicht mehr !
De toute part, les séraphins descendent des nues
et se lamentent à pleine voix: il n'est plus !
Et les profondeurs de la terre disent en écho:
il n'est plus.
Tremble, Golgotha ! Il est mort sur tes hauteurs !
O soleil, fuis et n'éclaire pas ce jour !
Pays déchiré sur lequel règnent les assassins !
Tombeaux, ouvrez-vous !
Pères, revenez à la lumière !
La terre qui vous couvre
est tachée de sang.
Il n'est plus !
Qu'un jour dise au jour qui suit:
il n'est plus !
Que les échos gémissent éternellement:
il n'est plus !
Ihr Augen weint !
Der Menschenfreund verlässt sein theures Leben:
künftig wird sein Mund uns nicht
Lehren Gottes geben.
Weinet nicht !
Es hat überwunden der Löwe vom Stamm Juda !
Ihr Augen weint,
der Menschenfreund sinkt unter tausend Plagen:
Konnte seine sanfte Brust
so viel Schmerz ertragen.
Weinet nicht !
Es hat überwunden der Löwe vom Stamm Juda !
Ihr Augen weint,
der Menschenfreund der Edle, der Gerechte,
wird verachtet, wird verschmäht,
stribt den Tod der Knechte.
Weinet nicht !
Es hat überwunden der Löwe vom Stamm Juda !
Larmes, ruisselez !
L'ami des hommes quitte sa chère vie:
désormais, sa bouche ne nous enseignera plus
la parole de Dieu.
Ne pleurez pas !
Le lion de la tribu de Juda a vaincu.
Larmes, ruisselez !
L'ami des hommes succombe sous mille maux;
sa douce poitrine
pouvait supporter tant de douleur.
Ne pleurez pas !
Le lion de la tribu de Juda a vaincu.
Larmes, ruisselez !
L'ami des hommes le noble, le juste est méprisé,
il est dédaigné,
il meurt de la mort des criminels.
Ne pleurez pas !
Le lion de la tribu de Juda a vaincu.
Hier liegen wir gerührte Sünder,
O Jesu ! O Jesu, tiefgebückt,
mit Thränen diesen Staub zu netzen,
der deine Lebensbäche trank:
O Jesu ! nimm unser Opfer an,
O Jesu nimm es an, nimm unser Opfer an.
Freund Gottes und der Menschenkinder,
der seigen ewigen Gesetzen
des Todes Siegel aufgedrückt,
Anbethung sey dein Dank,
den opfre jedermann.
O Jésus, nous sommes dans l'affliction,
nous nous prosternons profondément, ô Jésus,
afin que nos larmes baignent cette poussière
qui but ton sang:
ô Jésus ! accepte notre offrande,
ô Jésus, accepte-la, accepte notre offrande.
Ami de Dieu et des hommes,
toi qui, par ta mort,
scellas tes lois éternelles,
que l'adoration soit le remerciement
que chacun te sacrifie.
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