Né à Hamburg le 22 septembre 1680, Barthold Heinrich Brockes est devenu un citoyen éminent dans sa ville natale. Il n'est pas musicien. À 22 ans, il part à travers l'Europe, visitant les régions de l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, la France, la Hollande, et l'Angleterre, puis il revient à Hambourg en 1704. Pendant les seize années qui suivent, il vit à Hambourg, se consacrant à la poésie. Il publie le texte de sa Passion en 1712. Son titre original est :"Der für die Sünde der Welt gemarterte und sterbende Jesus" [Jésus martyrisé et mourant pour nos péchés]. Il organise chez lui la première représentation de l'oeuvre mise en musique pour la première fois par Reinhard Keiser. D'autres adaptations musicales suivront rapidement: Haendel en 1715, Telemann en 1716, Mattheson en 1719, Stölzel en 1725. D'autres musiciens s'inspirèrent aussi du texte: Fasch vers 1730, Fröber, Schuback, Steininger, Freisslich ou encore Bachofen. Il devient chef de file des poètes de sa génération, dès 1721, avec "Irdisches Vergnügen in Gott" [Satisfaction terrestre en Dieu], contenue dans une série de 9 volumes. Certains des textes de cette oeuvre ont été mis en musique par Haendel et Telemann. Il y devient sénateur en 1720 et maire de Ritzebüttel en 1735. Le premier travail poétique de Brockes est un oratorio "à la façon baroque": fortement ornementée et fleurie. Comme leur titre l'indique, ses poésies expriment le plaisir du modèle divin, fondu dans un monde très sensuel. Ses vers, souvent artificiels et bruts, expriment une attitude révérencielle envers la nature. Brockes y parle du soleil et de la pluie, de la neige et de l'ombre, du rossignol, et beaucoup d'autres aspects de la nature. Brockes a également traduit "Les Saisons" de Thomson, (Die Jahreszeiten, 1745), qui est devenu par la suite le livret de l'oratorio de Joseph Haydn. Il décède le 16 janvier 1747, à Hamburg.
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